Il s'approche et me lèche des ses rayons à la sensation nouvelle
Ni chaud, ni froid, juste plus près de moi
Il s'approche et s'accroche à mon corps raviné pour enfin l'avaler
Ceux qui en reviennent disent que c'est tout blanc
Et que pour une fois c'est apaisant
Je regarde à la télé des documentaires animaliers
Savez-vous qu'en Australie des oiseaux font de la peinture
Et ces petits trains de scarabées gros comme le poing
Qui sous la lune ondulent sur les dunes
Ce n'est pas tant que j'aime la mienne
Ce qui est sûr c'est que j'aime la vie
Parce qu'avec un cafard pareil
Je me serais bien flingué ici

Mano Solo

 

Le renard en sait beaucoup, mais celui qui le prend en sait davantage.

Cervantès

La parole humaine est comme un chaudron fêlé où nous battons des mélodies à faire danser les ours, quand on voudrait attendrir les étoiles.

G. Flaubert

Courons dans les forêts d'or et de lumière
Partageons-nous les fruits mûrs de la vie
La terre nous offre ces trésors, ces mystères
Le bonheur ici bas n'a pas de prix
Je suis fille des torrents, sœur des rivières
La loutre et le héron sont mes amis
Et nous tournons tous ensemble au fil des jours
Dans un cercle une ronde à l'infini.

Native

Les vaches et les taureaux sous des airs bucoliques
Tringlent quand ça les pique devant le Paris-Bordeaux
Pour de tels coups de reins et sans la peur du drame
J'connais au moins dix femmes prêtes à sauter du train

Pierre Perret (qui en aurait douté?)

 

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Dernière modification : samedi 22 février 2003

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