La République d'Araeluma est une
micronation virtuelle.
Il s'agit d'une organisation relativement
ludique d'internautes qui se donne une structure ressemblant à celle d'un
Etat : une norme suprème définissant des pouvoirs ainsi que les relations
qu'ils entretiennent avec les citoyens, des lois, des symboles etc.
Ü Il semblerait
qu'un véritable sentiment d'appartenance national se crée chez les
e-citoyens.
Cet effet était-il attendu ou pervers ? Il
apparait en tout cas que les Chefs d'Etats virtuels eux-même se sont
laissé prendre au piège. Fiers de leur nation, ils chechent à l'embelir à
tout prix. Leur but : en faire la plus populaire du
micromonde.
Ce monde micronational n'a d'emprise que
sur l'internet : espace rêvé de non-loi se prêtant à merveille à toute
fantaisie. La majorité de ses membres sont des étudiants, mais
beaucoup de professeurs sont également attiré par ce concept.
La raison d'être des nations
virtuelles.
Ce ne sont pas les divertissements qui
manquent sur internet : jeux, musique, cinéma, sexe, tout est rassemblé
pour permettre à tout un chacun de dépenser son temps dans cette facette
de la nouvelle économie.
Nous sommes en droit de nous demander ce
qui attire tant d'internautes à rejoindre les nations virtuelles, que l'on
dénombre à plus de six-cent.
Plusieurs pistes sont à creuser et
pourraient faire l'objet d'une véritable étude sociologique. La plus
évidente est celle de la simulation politique : sans doute les habitant du
monde réel se sentent-ils trop éloignés d'un système politique qu'ils
jugent peut-être élitiste, inaccessible, voir corrompu. Le micromonde
offre à chacun, de toute nationalité, sexe et âge, le moyens de monter
dans une hierarchie politique. C'est du jeux, certe, mais au sein du
micromonde, le rang qui nous appartient par rapport à un autre e-citoyen
parait très réel.
Certaines nations mettent l'accent
là-dessus, et créent autour de chaque citoyen un folklore protocolaire
auquel ils tiennent plus que tout au monde. Ainsi, pour attirer des
citoyens, des Etats virtuel offrent systématiquement des fonctions
politiques importante, comme le rang de ministre, à chaque nouveau venu.
En ce qui concerne araeluma, cet Etat joue
la carte du sérieux et tente de ressembler un maximum à un véritable
Etat. Ce choix propre à chaque nation n'est pas toujours partagé, tant
certaines d'entre-elles préfèrent au contraire ne pas se prendre au
sérieux et faire, par exemple, l'apologie du cannabis, du chocolat ou même
du droit pour les femmes de se promener seins nus. Précisons tout de même,
en ce qui nous concerne, que la République d'Araeluma n'est pas le repère
de grosses-tête qui se considèrent tous comme important, mais que son
fonctionnement se veut sérieux. Pour le reste, chacun de ses citoyens est,
comme dans le reste du micromonde, au commande d'un personnage dont il
oriente le rôle au gré de ses humeurs.
Un des aspects les plus importants offerts par
le micromonde est l'anonymat total et complet de ses membres : aucune
discrimination ne sera jamais oppéré quant au sexe, à l'âge, aux
aubédiences religieuses, aux orientations sexuelles, ni même à la
nationalité et encore moins à l'identité. De plus, tout critère physique
est éliminé, ainsi, peut-être le monde micronationnal est-il le nid de
personnes timides, complexées, frustrées ou quelques part opprimées, se
cachant derriere un écran, comme cela s'est tant vu dans la propagation des
chats et autres espaces de discution en direct du net.
Une telle population est-elle chez nous à
la recherche de nouveaux droits?
... en résumé : que ce soit par
contestation politique ou par simple jeu, toute micronation ressemble à une
pièce de théatre. Personne ne s'y trompe... nous sommes ici pour nous
amuser sur un thème qui varie du plus sérieu au plus comique, du plus
réel au plus fantastiques.
Peuplé de mégalomanes, certains
matérialisent ici leurs fantasmes.
Araeluma.
La République d'Araeluma est fortement
impreignée de l'idéal de son fondateur.
Au départ des réflexions de Renan, le
fondateur souhaitait créer des nations où se regroupent des gens dont le
point commun serait un idéal politique, et non le partage d'un espace
géographique.
Echec?
L'idéal démocratique partagé
préparait-il une traversée calme à notre République ? Rien n'est plus
faux, particulièrement quand les citoyens se réclament des droits de
l'homme, qui, comme notre Constitution, se basent sur le principe du
différend.
Historique.
Août 00 : Un internaute quelconque
découvre le micromonde, et décide de créer une nation reposant sur une
srtucture démocratique. Son voeux est de la faire évoluer, reconnaître
tant par le reste du micromonde que par le reste du monde : que la
république d'araeluma soit connue sur internet.
Décembre 00 : Elu président de la
République par (déja) 17 citoyens, cet internaute anonyme sera désormais
connu comme Lawrence Jefferson, le Président de la prestigieuse République
d'Araeluma.
L'histoire exhaussera donc ses voeux, tant
au sein du micromonde qu'en dehors, nottament par la publication d'articles
dans la presse du monde réel, comme le quotidien français
"Libération".
00-02 : La vie se passe, parfois drôle,
parfois tragique. Le différend bat sont plein. Le citoyen remplit son rôle
: il se plaint tout le temps, le monde politique est secoué. Le micromonde
n'est plus le miroir du monde réel : il en est le calque ! Il faudra
parfois des démonstrations d'autorité de la part du pouvoir alors qu'à
d'autre moments, il s'effacera. Les adversaires politiquent en viennent à
s'entretuer verbalement et tout le monde peste de cette situation, rejetant
la faute sur l'adversaire. Ils comprennent enfin que reigne dans cet Etat
une totale liberté d'expression...
Juin 02 : tout n'est pas rose pourtant : la
majeur partie du pouvoir politique déserte, le Président reste seul avec
les opposant, c'est dire qu'il avait du mal à tenir la barre.
A l'image de l'UE, il organise une
Convention : forum où les citoyens débattent ensemble des changements
qu'ils veulent donner à la nation pour gommer les erreurs qui pourraient
conduire à sa perte.
Le Président, seul webmaster, préfèrent
les laisser discutter seul, il a d'ailleurs d'autres occupation dans le
privé. Quand il reviendra, tout aura disparu : le forum des citoyens a
disparu : son hébergeur a fermé.
Peu de citoyens reviendront dans le café
de la petite Adeline : seul forum non officiel encore ouvert. Sans doute
préfèrent-ils oublier leur république ? Le Président leur adresse
pourtant mille appels dans ce lieu de liberté et de contact.
Décembre 02 : Quand Lawrence Jefferson,
qui aura entre temps réalisé plusieurs projets pour d'autres nations du
micromonde, aura recnontré suffisament d citoyens motivé, il décide de
reconstruire avec eux la République.
Il tirera les leçons des erreurs du passé
et ré-écrira une Constitution, avec l'aide de ces nouveaux compagnons, et
d'anciens fidèles, qu'ils remercie, tous.
Au terme d'un débat et d'un vote, deux ans
après le premier essai, la nouvelle nation est recréée : son régime à
un peu changé : la deuxième République est née !!!