Qu'est-ce que

la République d'Araeluma ?

 

Comme s'il se moquaient de l'avenir de la planète, du temps qu'il fait dehors ; de la faim dans le monde, de ce qui les attend pour souper ; de l'inflation, de leurs devoirs ;  de l'entrée ou non de tel pays dans l'Union, du nouveau quartier en construction ; des guerres iminentes et de la haie du voisin qui fait de l'ombre à leur potager : chaque jour de nouveaux internautes rejoignent le micromonde.

 

Y oublient-ils le quotidient ou y créent-ils des jours meilleurs ? 

 

A moins qu'il ne s'y essayent, avant de tout mettre en pratique. 

 


La République d'Araeluma est une micronation virtuelle.

Il s'agit d'une organisation relativement ludique d'internautes qui se donne une structure ressemblant à celle d'un Etat : une norme suprème définissant des pouvoirs ainsi que les relations qu'ils entretiennent avec les citoyens, des lois, des symboles etc.

Ü Il semblerait qu'un véritable sentiment d'appartenance national se crée chez les e-citoyens.

Cet effet était-il attendu ou pervers ? Il apparait en tout cas que les Chefs d'Etats virtuels eux-même se sont laissé prendre au piège. Fiers de leur nation, ils chechent à l'embelir à tout prix. Leur but : en faire la plus populaire du micromonde.  

Ce monde micronational n'a d'emprise que sur l'internet : espace rêvé de non-loi se prêtant à merveille à toute fantaisie. La majorité de ses membres sont des  étudiants, mais beaucoup de professeurs sont également attiré par ce concept.

 

La raison d'être des nations virtuelles.

Ce ne sont pas les divertissements qui manquent sur internet : jeux, musique, cinéma, sexe, tout est rassemblé pour permettre à tout un chacun de dépenser son temps dans cette facette de la nouvelle économie. 

Nous sommes en droit de nous demander ce qui attire tant d'internautes à rejoindre les nations virtuelles, que l'on dénombre à plus de six-cent. 

Plusieurs pistes sont à creuser et pourraient faire l'objet d'une véritable étude sociologique. La plus évidente est celle de la simulation politique : sans doute les habitant du monde réel se sentent-ils trop éloignés d'un système politique qu'ils jugent peut-être élitiste, inaccessible, voir corrompu. Le micromonde offre à chacun, de toute nationalité, sexe et âge, le moyens de monter dans une hierarchie politique. C'est du jeux, certe, mais au sein du micromonde, le rang qui nous appartient par rapport à un autre e-citoyen parait très réel. 

Certaines nations mettent l'accent là-dessus, et créent autour de chaque citoyen un folklore protocolaire auquel ils tiennent plus que tout au monde. Ainsi, pour attirer des citoyens, des Etats virtuel offrent systématiquement des fonctions politiques importante, comme le rang de ministre, à chaque nouveau venu.

En ce qui concerne araeluma, cet Etat joue la carte du sérieux et tente de ressembler un maximum à un véritable Etat. Ce choix propre à chaque nation n'est pas toujours partagé, tant certaines d'entre-elles préfèrent au contraire ne pas se prendre au sérieux et faire, par exemple, l'apologie du cannabis, du chocolat ou même du droit pour les femmes de se promener seins nus. Précisons tout de même, en ce qui nous concerne, que la République d'Araeluma n'est pas le repère de grosses-tête qui se considèrent tous comme important, mais que son fonctionnement se veut sérieux. Pour le reste, chacun de ses citoyens est, comme dans le reste du micromonde, au commande d'un personnage dont il oriente le rôle au gré de ses humeurs.  

Un des aspects les plus importants offerts par le micromonde est l'anonymat total et complet de ses membres : aucune discrimination ne sera jamais oppéré quant au sexe, à l'âge, aux aubédiences religieuses, aux orientations sexuelles, ni même à la nationalité et encore moins à l'identité. De plus, tout critère physique est éliminé, ainsi, peut-être le monde micronationnal est-il le nid de personnes timides, complexées, frustrées ou quelques part opprimées, se cachant derriere un écran, comme cela s'est tant vu dans la propagation des chats et autres espaces de discution en direct du net.

Une telle population est-elle chez nous à la recherche de nouveaux droits?  

... en résumé : que ce soit par contestation politique ou par simple jeu, toute micronation ressemble à une pièce de théatre. Personne ne s'y trompe... nous sommes ici pour nous amuser sur un thème qui varie du plus sérieu au plus comique, du plus réel au plus fantastiques.

Peuplé de mégalomanes, certains matérialisent ici leurs fantasmes.   

 

Araeluma.

La République d'Araeluma est fortement impreignée de l'idéal de son fondateur. 

Au départ des réflexions de Renan, le fondateur souhaitait créer des nations où se regroupent des gens dont le point commun serait un idéal politique, et non le partage d'un espace géographique.

Echec?

L'idéal démocratique partagé préparait-il une traversée calme à notre République ? Rien n'est plus faux, particulièrement quand les citoyens se réclament des droits de l'homme, qui, comme notre Constitution, se basent sur le principe du différend.

Historique.

Août 00 : Un internaute quelconque découvre le micromonde, et décide de créer une nation reposant sur une srtucture démocratique. Son voeux est de la faire évoluer, reconnaître tant par le reste du micromonde que par le reste du monde : que la république d'araeluma soit connue sur internet.

Décembre 00 : Elu président de la République par (déja) 17 citoyens, cet internaute anonyme sera désormais connu comme Lawrence Jefferson, le Président de la prestigieuse République d'Araeluma. 

L'histoire exhaussera donc ses voeux, tant au sein du micromonde qu'en dehors, nottament par la publication d'articles dans la presse du monde réel, comme le quotidien français "Libération".

00-02 : La vie se passe, parfois drôle, parfois tragique. Le différend bat sont plein. Le citoyen remplit son rôle : il se plaint tout le temps, le monde politique est secoué. Le micromonde n'est plus le miroir du monde réel : il en est le calque ! Il faudra parfois des démonstrations d'autorité de la part du pouvoir alors qu'à d'autre moments, il s'effacera. Les adversaires politiquent en viennent à s'entretuer verbalement et tout le monde peste de cette situation, rejetant la faute sur l'adversaire. Ils comprennent enfin que reigne dans cet Etat une totale liberté d'expression...

Juin 02 : tout n'est pas rose pourtant : la majeur partie du pouvoir politique déserte, le Président reste seul avec les opposant, c'est dire qu'il avait du mal à tenir la barre. 

A l'image de l'UE, il organise une Convention : forum où les citoyens débattent ensemble des changements qu'ils veulent donner à la nation pour gommer les erreurs qui pourraient conduire à sa perte.

Le Président, seul webmaster, préfèrent les laisser discutter seul, il a d'ailleurs d'autres occupation dans le privé. Quand il reviendra, tout aura disparu : le forum des citoyens a disparu : son hébergeur a fermé.

Peu de citoyens reviendront dans le café de la petite Adeline : seul forum non officiel encore ouvert. Sans doute préfèrent-ils oublier leur république ? Le Président leur adresse pourtant mille appels dans ce lieu de liberté et de contact. 

Décembre 02 : Quand Lawrence Jefferson, qui aura entre temps réalisé plusieurs projets pour d'autres nations du micromonde, aura recnontré suffisament d citoyens motivé, il décide de reconstruire avec eux la République.

Il tirera les leçons des erreurs du passé et ré-écrira une Constitution, avec l'aide de ces nouveaux compagnons, et d'anciens fidèles, qu'ils remercie, tous. 

Au terme d'un débat et d'un vote, deux ans après le premier essai, la nouvelle nation est recréée : son régime à un peu changé : la deuxième République est née !!! 

  

 

Dernière modification : vendredi 17 janvier 2003

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